Familles recomposées 

Il y a 20 ans, les familles recomposĂ©es faisaient figure d'exception. Aujourd'hui en France, une famille sur 10 est recomposĂ©e soit 710 000 familles ! 

Selon les chiffres de l'INSEE, 1,6 million d'enfants vivent au sein de familles dites recomposĂ©es. Dans le dĂ©tail, 1,1 million d'enfants vivent avec l'un de leurs parents et un beau parent et 513 000 vivent avec leurs deux parents (ils sont issus de la nouvelle union) et des demi-sĹ“urs ou/et demi-frères. Autre chiffre significatif : Les familles recomposĂ©es sont deux fois plus nombreuses Ă  avoir 4 enfants ou plus. De vĂ©ritables tribus ! 

Une nouvelle loi pour plus de droits ? 
Devant l'ampleur du phĂ©nomène de la famille recomposĂ©e, en mars 2002, une nouvelle loi sur l'autoritĂ© parentale a tentĂ© (vainement) de remettre les pendules Ă  l'heure. Auparavant, le beau parent Ă©tait tout simplement ignorĂ© du droit ! Il n'avait aucun devoir, ni droit d'ailleurs Ă  l'Ă©gard de l'enfant de son conjoint alors qu'il contribuait, de fait, Ă  son Ă©ducation et Ă  son entretien. 

Depuis la loi de mars 2002, les choses n'ont finalement pas beaucoup Ă©voluĂ© : le beau parent peut dĂ©sormais bĂ©nĂ©ficier d'une dĂ©lĂ©gation de l'autoritĂ© parentale qui ne retire rien aux parents de l'enfant... Dans les faits cela permet de gĂ©rer les actes de la vie quotidienne : l'Ă©cole, le mĂ©decin, les transports, etc... Mais paradoxalement, la loi ne prĂ©cise en aucun cas ce qu'est un "acte de la vie quotidienne" ! Chaque famille est donc libre de poser ses limites, ce qui revient Ă  dire que les beaux-parents n'ont pas plus de droits aujourd'hui qu'ils n'en avaient avant. En cas de litige et en dernier recours, c'est le juge des affaires familiales qui prend la dĂ©cision concernant l'enfant mais l'accord du ou des parents ayant l'autoritĂ© parentale est requis. 
Homactu.com © DAC